Sur la vague le temps s’étale au rythme de la déferlante.
Sur l’ondre qui ne dure que quelques instants s’eternisent les secondes.
Contemplant le mouvement, je cherche l’équilibre sur la blanche branlante.
Si je tombe ma respiration s’effondre.
J’arrive finalement au rivage, sors de l’eau et m’assoie.
Je pense au vent, à la combi qui trempe.
Je pense à la marée qui passe et se défait.
Je pense à l’eau et son poids d’enclume.
Je pense aux gifles de l’écume.
Je pense aux murs d’eau, la barre de l’océan.
Je pense à l’attente, faire le guet sur l’eau,
Séant sur cette latte en mousse.
Je pense aux instants immortels d’avenir.
Je pense, les pieds dans le sable que
Face à la mer, je me suis vu mûrir.