Je suis si fatigué, la caboche si seule
Mais dans ma longue marche, je suis bien accompagné.
Même très bien qui plus est, pour un total de cinq:
Deux flammèches, 2 brasier, ils flottent et me requinquent.
Quand ils sont là, leur chaleur me réchauffe le coeur.
J’aimerais construire un foyer pour tous les garder,
Leur redonner du bois à brûler à chaque heure.
Quand une flammèche faiblit, je souffle et la ravive.
Du moins j’essaye autant que faire ce peu.
Les brasiers sont plus distants. Ma bise vacille
Sur leur flammes chaleureuses. Entre instants joyeux
Et moments de peines ils brûlent bien des brindilles.
De temps à autres, les deux grands brasiers s’enflamment.
Je les regardent impuissants prendre leurs distances.
Ils partents en errance, retouver leur appétence.
Lorsque je m’éteinds ils viennent me rallumer
Faisant feu de tout moi, ils ravivent mon âme.
Mes deux autres flammèches sont chacunes parties
Fabriquer leur foyer. La distance m’a appris
Qu’elles pouvaient me manquer et à les adorer.
De tous mes feux j’éprouve une petite fierté.
Peut-être mal placée, après tout ce n’est pas
Grâce à moi si ils arrivent à brûler du bois.
Il y a quelques temps, j’ai emmené mes brasiers
Au milieu d’une forêt, sous un ciel étoilé.
Les étoiles filaient, digne d’un conte de fée.
J’y j’amènerai mes petits feux grégeois
Et à cinq nous brûlerons un beau feu de joie.