Au Grand Air

L’esprit libre, les muscles endoloris. Je marche.
Au bords de l’eau, dans un bois vert, la tête en l’air.
Je marche un pas, puis l’autre. Lourde est l’atmosphère.
Je marche. Tiens ? Ce rocher forme une arche.

Fatigué, essoufflé, je fais une halte.
La roche est chaude, le bois humide. Il va pleuvoir.
Je scrute la voute: basalte, crisaux de cobalt.
J’ai atterri dans un étrange territoire.

Vite il faut reprendre la route,
Avant que n’arrrive en trombe l’averse.
Je marche au rythme des croches et des tierces.
Pourquoi marcher ? Je ne sais pas, j’ai des doutes.

Enfin j’y suis arrivé, au sommet du bois.
L’air frais dissipe mes incertitudes.
La nature à fait preuve de mansuétude,
L’averse est passé, la bruine m’a ramené à moi.

Je sais désormais pourquoi je marche.
Je marche pour les oiseaux, leurs musicalités.
Je marche pour les fragrances cachée,
Je marche pour l’air frais des nouvelles pensées.
Pour les calmes arbres, les sages sommets, je marche.


By Voxanimus, 2023-06-02